Bienvenue dans ce nouvel épisode d'ActuFormation, le podcast qui décrypte l'actualité de la formation professionnelle en France. Cette semaine, quatre sujets majeurs sont au cœur de notre analyse : 🔥 INCENDIES EN GIRONDE ET DANS LES LANDES : Le gouvernement a activé des mesures exceptionnelles pour soutenir les entreprises sinistrées. Activité partielle facilitée, report de charges, accompagnement des salariés... On fait le point sur les dispositifs disponibles et sur ce que cela signifie pour les organismes de formation dans les zones touchées. 📊 CHÔMAGE ET INDICATEURS DU MARCHÉ DU TRAVAIL : Taux de chômage, taux d'activité, taux d'emploi... Pourquoi ces trois indicateurs sont-ils essentiels pour comprendre les vraies dynamiques de l'emploi ? Et surtout, comment les organismes de formation, les CFA et les formateurs indépendants peuvent-ils s'en servir pour ajuster leur offre ? 👩 RETRAITES ET PARENTALITÉ : Le PLFSS 2026 introduit deux mesures majeures pour mieux prendre en compte l'impact de la parentalité sur les carrières des femmes. Meilleure validation des trimestres, compensation des écarts de carrière... Une avancée concrète pour l'égalité femmes-hommes que les responsables RH doivent anticiper dès maintenant. 📈 CHÔMAGE T2 2026 ET LOI PLEIN EMPLOI : Les nouveaux chiffres révèlent une hausse du taux de chômage, mais l'explication est structurelle. On décrypte l'impact de la loi Plein Emploi sur les statistiques et sur le rôle central de la formation dans les parcours d'insertion. Un épisode dense, concret, pensé pour les professionnels de la formation, les responsables RH, les dirigeants de CFA et d'organismes de formation, ainsi que pour tous les acteurs de l'accompagnement professionnel. 🎯 Abonnez-vous pour ne manquer aucun épisode et retrouvez chaque semaine l'essentiel de l'actualité formation, réglementation, financements et pratiques métier. #FormationProfessionnelle #LoiPleinEmploi #Retraites2026 #ActivitéPartielle #CPF #FranceTravail #RH #CFA #OrganismesFormation --- ActuFormation est le podcast de référence pour tous les professionnels de la formation en France. Nouvel épisode chaque semaine.
⏱ Durée estimée : 18 minutesChapitres
- 00:00 — Introduction et sommaire
- 01:30 — Incendies Gironde-Landes : mesures d'urgence pour les entreprises
- 05:45 — Chômage : trois indicateurs pour tout comprendre
- 10:20 — Retraites et parentalité : ce qui change en 2026
- 14:00 — Chômage T2 2026 et loi Plein Emploi
- 17:30 — Conclusion et à retenir
Mots-clés
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Script complet
Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue dans ActuFormation, le podcast de la formation professionnelle. Je suis ravi de vous retrouver pour ce nouvel épisode. [PAUSE]Cette semaine, l'actualité est particulièrement dense, et je vous propose quatre sujets qui vont directement impacter votre quotidien, que vous soyez responsable RH, dirigeant d'organisme de formation, formateur indépendant ou simplement professionnel intéressé par les évolutions du marché du travail.
Au programme aujourd'hui : les mesures exceptionnelles pour les entreprises touchées par les incendies en Gironde et dans les Landes, une lecture éclairée des indicateurs du chômage en France, les nouvelles dispositions du PLFSS 2026 en faveur des femmes concernant la retraite, et enfin l'analyse des chiffres du chômage au deuxième trimestre 2026 à la lumière de la loi Plein Emploi. [PAUSE]
Allez, on entre tout de suite dans le vif du sujet. [TRANSITION]
Premier sujet : les incendies en Gironde et dans les Landes, et les mesures exceptionnelles annoncées par le gouvernement.
Le contexte, vous le connaissez sans doute. Les incendies qui ont frappé ces deux départements en 2026 ont provoqué des perturbations économiques majeures. On parle ici de PME fortement exposées : suspension d'activité, difficultés d'approvisionnement, locaux inaccessibles, zones de travail sinistrées. Face à cette situation, le ministère du Travail, de la Santé et des Solidarités a annoncé, le 4 août 2026, un renforcement du soutien public pour permettre à ces entreprises de reprendre leur activité rapidement, et surtout, [FORT] éviter les licenciements économiques. [PAUSE]
Concrètement, qu'est-ce qui change ? Le gouvernement mobilise plusieurs dispositifs d'urgence. D'abord, l'activité partielle facilitée. Les entreprises des zones sinistrées peuvent bénéficier d'un accès accéléré au dispositif, avec des délais d'instruction raccourcis par les DDETS, les Directions Départementales de l'Emploi, du Travail et des Solidarités.
Ensuite, une prise en charge renforcée : le taux de remboursement de l'allocation d'activité partielle peut être relevé dans le cadre d'une reconnaissance de sinistre exceptionnel. L'objectif ? Limiter le reste à charge pour les employeurs.
Troisième mesure : le report de charges sociales et fiscales. En lien avec l'URSSAF et la DGFIP, les entreprises qui justifient d'une situation de force majeure liée aux incendies peuvent obtenir des reports de cotisations.
Et enfin, l'accompagnement des salariés. Les salariés placés en activité partielle perçoivent une indemnisation égale à 70 % de leur rémunération brute, soit environ 84 % du salaire net. [PAUSE]
Alors, pourquoi je vous parle de ça dans un podcast sur la formation ? Parce que l'activité partielle, c'est aussi historiquement un moment privilégié pour former les salariés. Le dispositif FNE-Formation, par exemple, a démontré son utilité pendant la crise sanitaire. Les organismes de formation implantés en Gironde et dans les Landes ont un vrai rôle à jouer pour proposer des solutions pédagogiques adaptées aux entreprises sinistrées. C'est un moment charnière, et c'est aussi une opportunité de repositionner la formation comme levier de résilience. [TRANSITION]
Deuxième sujet, on passe à quelque chose de plus macro : la lecture des indicateurs du chômage en France.
On entend souvent parler du taux de chômage dans le débat public. Mais le ministère du Travail nous rappelle une chose essentielle : [FORT] un seul indicateur ne suffit pas. Pour vraiment comprendre le marché du travail français, il faut croiser trois grandeurs différentes.
Premièrement, le taux de chômage. Il mesure la part des personnes sans emploi, disponibles pour travailler et en recherche active, parmi la population active.
Deuxièmement, le taux d'activité. Il rapporte l'ensemble de la population active — que les personnes soient en emploi ou au chômage — à la population en âge de travailler, c'est-à-dire les 15-64 ans.
Troisièmement, le taux d'emploi. Il indique la proportion de personnes effectivement en emploi parmi la population en âge de travailler. [PAUSE]
Pourquoi cette lecture croisée est-elle si importante ? Parce qu'un taux de chômage en baisse peut cacher une réalité bien moins reluisante. Imaginez : si le taux d'activité baisse en parallèle, cela signifie que des gens ont tout simplement arrêté de chercher un emploi. Ils sortent des statistiques du chômage, mais ils n'ont pas retrouvé de travail pour autant. C'est ce qu'on appelle le halo du chômage. [PAUSE]
Et pour nous, professionnels de la formation, ces dynamiques sont des signaux stratégiques de premier ordre. La demande de formation est étroitement corrélée aux tensions du marché du travail.
Concrètement : une hausse du chômage structurel dans certains secteurs — l'industrie, le commerce, l'hôtellerie-restauration — génère mécaniquement une augmentation des besoins en reconversion professionnelle et en bilans de compétences. Financés par quoi ? Par le CPF, par le dispositif Transitions Pro, notamment.
À l'inverse, un recul du taux d'activité peut révéler un besoin de raccrocher au marché du travail des publics éloignés, ce qui appelle des dispositifs d'accompagnement renforcés, de la remobilisation, de l'accompagnement socioprofessionnel. Le message est clair : les organismes de formation qui savent lire ces indicateurs peuvent anticiper leur offre et se positionner intelligemment. [TRANSITION]
Troisième sujet, et pas des moindres : les retraites et la parentalité, avec des mesures spécifiquement destinées aux femmes.
Le 5 août 2026, le gouvernement a annoncé l'intégration de deux mesures significatives dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale, le PLFSS pour 2026. L'objectif : mieux prendre en compte les effets de la parentalité sur les carrières professionnelles des femmes.
Ces dispositions ont été identifiées lors des travaux de la délégation paritaire permanente réunie en conclave à l'été 2025. C'est donc le résultat d'un dialogue social approfondi. [PAUSE]
Alors, qu'est-ce qui change concrètement ?
Première mesure : une meilleure validation des trimestres liés à la parentalité. Les périodes d'interruption ou de réduction d'activité dues à la naissance ou à l'éducation d'enfants devraient bénéficier d'une reconnaissance renforcée dans le calcul des droits à la retraite. L'idée, c'est de limiter l'impact des carrières hachées sur les pensions des femmes.
Deuxième mesure : le renforcement des mécanismes de compensation des écarts de carrière. Les dispositifs actuels sont insuffisants pour effacer l'effet des congés parentaux et du temps partiel subi. Ils sont donc appelés à évoluer pour garantir une meilleure équité dans le montant des pensions. [PAUSE]
La date d'entrée en vigueur ? [FORT] Le 1er janvier 2026, avec un examen parlementaire prévu à l'automne 2025.
Qui est concerné ? Les salariées ayant connu des interruptions de carrière liées à la maternité, au congé parental ou au travail à temps partiel. Mais aussi, et c'est important pour nous, les responsables RH et les responsables formation, qui doivent anticiper ces évolutions dès maintenant dans leurs pratiques et leurs conseils aux salariés.
Ce sujet doit être intégré dans les entretiens professionnels, dans les bilans de compétences, dans les accompagnements de deuxième partie de carrière. C'est un enjeu de conseil, d'information, et surtout d'équité. [TRANSITION]
Dernier sujet de cet épisode : les chiffres du chômage du deuxième trimestre 2026, et l'impact de la loi Plein Emploi.
Le 7 août 2026, le ministère du Travail a publié les chiffres officiels. Résultat : une hausse du taux de chômage est enregistrée. Mais attention, [FORT] cette hausse n'est pas seulement conjoncturelle. Elle traduit surtout un effet structurel de la loi pour le plein emploi, la loi n° 2023-1196 du 18 décembre 2023. [PAUSE]
Qu'est-ce que cette loi a changé ? Plusieurs choses importantes.
D'abord, l'inscription automatique à France Travail des bénéficiaires du RSA et des personnes en situation de handicap accompagnées par Cap Emploi. Ces publics, qui n'étaient pas comptabilisés auparavant dans les statistiques du chômage au sens du Bureau International du Travail, le sont désormais. Mécaniquement, le vivier s'élargit.
Ensuite, le renforcement des obligations d'activité et de formation pour les nouveaux inscrits. Concrètement, chaque bénéficiaire du RSA a désormais des contreparties : heures d'accompagnement, heures de formation.
Et enfin, une redéfinition progressive des parcours d'insertion, avec la montée en compétences comme levier central de retour à l'emploi. [PAUSE]
Et là, on touche au cœur de notre sujet : la formation devient centrale dans les parcours d'insertion. Pour les organismes de formation et les CFA, c'est à la fois une opportunité et une responsabilité.
Opportunité, parce que les volumes de bénéficiaires à former augmentent, avec des financements dédiés via France Travail, les conseils régionaux, et les OPCO pour certains publics.
Responsabilité, parce qu'il faut être capable d'accueillir des publics parfois très éloignés de l'emploi, avec des besoins pédagogiques spécifiques : remise à niveau, savoirs de base, remobilisation, accompagnement socioprofessionnel. Cela nécessite d'adapter son ingénierie pédagogique, ses formats, et souvent son modèle économique. [TRANSITION]
Voilà pour cet épisode. Récapitulons rapidement ce qu'il faut retenir. [PAUSE]
Un : face aux incendies en Gironde et dans les Landes, des mesures d'urgence ont été activées pour les entreprises. Activité partielle facilitée, prise en charge renforcée, reports de charges. Une opportunité pour les organismes de formation locaux de proposer des solutions pédagogiques dans le cadre de dispositifs comme le FNE-Formation.
Deux : pour comprendre le marché du travail, il faut lire ensemble trois indicateurs : taux de chômage, taux d'activité et taux d'emploi. C'est la clé pour anticiper les besoins de formation.
Trois : le PLFSS 2026 introduit deux mesures majeures pour les retraites des femmes. Meilleure validation des trimestres liés à la parentalité et compensation renforcée des écarts de carrière. Un sujet à intégrer dans vos entretiens et vos accompagnements dès aujourd'hui.
Quatre : la loi Plein Emploi remodèle profondément les statistiques du chômage et place la formation au cœur des parcours d'insertion. Les organismes de formation et les CFA ont un rôle clé à jouer. [PAUSE]
Voilà, c'est la fin de cet épisode d'ActuFormation. Si ce contenu vous a été utile, n'hésitez pas à vous abonner, à laisser un avis, et surtout à partager cet épisode autour de vous. La formation professionnelle est un secteur en constante évolution, et c'est en partageant l'information qu'on progresse collectivement.
Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel épisode. D'ici là, prenez soin de vous, formez-vous, et à très vite sur ActuFormation. [PAUSE]