Attention : les limites d'un contenu source non réglementaire
Note éditoriale importante : La source identifiée par notre veille automatique correspond à une tribune d'opinion publiée sur FocusRH, signée par Jean-Claude Ancelet, dirigeant du cabinet ADEIOS Consulting. Ce contenu ne porte pas sur une évolution réglementaire, un décret ou une circulaire. Il ne constitue donc pas, à proprement parler, une alerte réglementaire au sens strict. Cependant, les thématiques abordées — intelligence artificielle en entreprise, rôle du manager, reconnaissance de la diversité des salariés — soulèvent des questions très concrètes pour les acteurs de la formation professionnelle.
Ce que pointe cette tribune : un signal faible à ne pas ignorer
En 2026, la transformation numérique et l'essor de l'intelligence artificielle dans les organisations remettent en question la place de l'humain dans le collectif de travail. Jean-Claude Ancelet, expert en relations sociales et management, alerte sur un risque de standardisation des comportements au détriment de la diversité inhérente à chaque salarié.
Pour les organismes de formation, les CFA et les responsables RH, ce signal est loin d'être anodin. Il interroge directement la conception des parcours de formation, la posture des formateurs et la manière dont les dispositifs pédagogiques intègrent — ou non — la singularité de chaque apprenant.
Quels enjeux concrets pour la formation professionnelle ?
1. La montée en puissance de l'IA dans les outils de formation
De nombreux organismes de formation intègrent désormais des outils d'intelligence artificielle dans leurs plateformes LMS, leurs évaluations ou leurs parcours adaptatifs. Si ces technologies offrent des gains d'efficacité indéniables, elles comportent un risque : celui de réduire l'apprenant à des données comportementales prédictibles, au détriment de sa complexité humaine.
2. Le manager-formateur, un acteur fragile mais indispensable
La tribune rappelle que le manager n'est pas un robot reproductible. Cette réalité s'applique tout autant au formateur. Les injonctions à l'exemplarité, à la compétence situationnelle ou à l'intelligence émotionnelle ne doivent pas masquer la fragilité légitime des professionnels de la formation, qui ont eux aussi besoin d'accompagnement et de reconnaissance.
3. L'anomie sociale, un risque pour l'engagement en formation
Lorsque les émotions sont niées ou marginalisées dans l'environnement de travail, Jean-Claude Ancelet observe une rupture progressive avec le collectif. Pour les responsables formation, ce phénomène se traduit par une baisse de l'engagement des apprenants, un absentéisme accru et des difficultés à ancrer les apprentissages dans la durée.
Actions à mener dès maintenant pour les acteurs de la formation
- Auditer vos dispositifs pédagogiques pour vérifier qu'ils intègrent une réelle prise en compte de la diversité des profils apprenants (styles d'apprentissage, parcours de vie, émotions).
- Former vos formateurs aux soft skills et à l'intelligence émotionnelle, compétences de plus en plus valorisées dans les référentiels Qualiopi.
- Encadrer l'usage de l'IA dans vos outils de formation : transparence, éthique et maintien de la relation humaine doivent rester des priorités.
- Mettre en place des espaces de parole pour les managers et formateurs, afin de reconnaître leur fragilité et prévenir l'épuisement professionnel.
- Valoriser le collectif de travail dans vos ingénieries pédagogiques, en privilégiant les approches collaboratives et les retours d'expérience partagés.
Points clés à retenir
- La diversité des salariés-apprenants est une richesse, non une contrainte à uniformiser.
- L'intelligence émotionnelle est une compétence clé pour les formateurs et managers, non réductible à un algorithme.
- L'intégration de l'IA en formation doit s'accompagner de garde-fous éthiques et humains.
- Prévenir l'anomie sociale dans les organisations passe aussi par des dispositifs de formation centrés sur l'humain.